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Oyiwen ed tanemert_______Page mise à jour le 12 janvier 2018 vers 08h30 TUC    

En simplifiant un peu, on peut dire que tout se joue entre trois textes :

  1. celui du manuscrit disponible dans la collection Gallica de la BNF ;
  2. celui (en fait parfois ceux ) des diverses éditions, que nous appellerons ici de façon générique l'imprimé ;
  3. celui que l'on peut lire dans les treize pages de ce document, désigné comme texte affiché.

Rappelons les deux principes auxquels ce dernier essaie de répondre :

  1. reproduire l'état final du manuscrit - c'est-à-dire, par exemple, ce que prononcerait un comédien chargé de le lire à haute voix ; il n'y a donc aucune ambition de rendre compte des différents états ce manuscrit, à quelques exceptions près (très ponctuelles) de passages supprimés ;
  2. quand le texte ainsi défini diffère de l'imprimé, il est marqué (en ocre) et l'imprimé peut être affiché en plaçant le curseur de la souris sur le passage considéré.

Le tableau ci-dessous indique les exceptions à ces deux principes – c'est-à-dire


DomaineTexte affichéMarquéObservations
  Italiques et soulignémanuscritnon  comme c'est l'usage, les mots qui doivent être imprimés en italiques
      sont soulignés dans le manuscrit
  tiretsmanuscritnon
  • après très : LRdL et l'édition originale mettent toujours un tiret, l'édition de 1879 n'en met pas ; dans le manuscrit, on en trouve un dans une assez large majorité des cas ;
  • au-dessus, au-delà : généralement pas de tiret dans le manuscrit ;
  • Mes-Bottes : l'imprimé met toujours un tiret (le nom est emprunté au Sublime de Poulot) ; Zola n'en met pas dans les premiers chapitres puis en met un dans les suivants ;
  accents et cédillesimpriménon  Zola omet assez souvent les signes diacritiques ;
      sauf exception, ils ont été rétablis dans le texte affiché ;
  ponctuation
  différences mineures
manuscritnon  par exemple virgule/point-virgule ou point-virgule/deux points.

À propos des modifications du manuscrit

q Ajouts et modifications

Dans son manuscrit, Zola écrit (grosso modo) une ligne sur deux : il laisse entre deux lignes de texte un espace permettant d'y placer un ajout ou une correction, comme dans ces exemples :


modifications explicites

Il est bien sûr impossible de savoir si ces changements ont été apportés immédiatement ou plus tard, lors d'une relecture (à moins d'une différence d'encre).

Mais, à de multiples reprises, on constate une autre façon de procéder :


modifications à la volée

Ici, l'auteur, ayant changé d'avis juste après (voire pendant) la première rédaction, place la nouvelle version immédiatement après l'ancienne ; le deuxième exemple est caractéristique : Zola a écrit d'un signe et souhaite alors ajouter un adjectif entre l'article et le nom ; plutôt que de placer brusque dans l'interligne avec un trait vertical ondulé, il raye tout le groupe d'un signe pour le récrire sous sa forme définitive d'un brusque signe.

Cette façon de faire permet de savoir que la modification a été immédiate ; et elle est suffisamment répandue dans le manuscrit pour apparaître comme usuelle. Malheureusement, elle ne vaut pas pour les suppressions.

w Suppressions

Comme il a déjà été indiqué par ailleurs, seuls quelques ajouts et modifications internes au manuscrit ont été mentionnés (en note), quand ils paraissaient particulièrement significatifs. Mais il a semblé intéressant de restituer plus largement les passages supprimés. En fait, le texte de L'Assommoir a été passablement élagué par son auteur – dans le manuscrit lui-même, en passant du manuscrit au feuilleton puis du feuilleton au livre ; ainsi ont disparu quelques comparaisons, diverses précisions et nombre de très ou de bien ; les restituer donne au texte une couleur un peu différente.

Ainsi, lors de la promenade de la noce au musée du Louvre, les noms de Gervaise et Coupeau n'apparaissent qu'une fois (et encore dans deux phrases différentes), et jamais dans le passage sur les bords de la Seine ; pourtant, sous le Pont Royal, on peut lire :


Gervaise et Coupeau

Zola avait donc d'abord commencé une phrase par Coupeau et Gervaise, phrase abandonnée pour être reprise un peu plus bas par Comme Gervaise et Coupeau, assis, – mais biffée à son tour ; il faudra attendre l'arrivée en haut de la colonne Vendôme pour retrouver la mention explicite des nouveaux mariés.

NB- il y a des cas où on peut hésiter entre modification à la volée et suppression :

modifications ou suppression

On peut interpréter cet exemple de deux façons différentes :

  1. Zola a écrit : elle qui d'habitude dort comme une souche  et, à ce moment-là, a préféré remplacer la comparaison par elle qui d'habitude dort à poings fermésla modification n'est pas à prendre en compte ici ;
  2. Zola a écrit : elle qui d'habitude dort comme une souche, à poings fermés ; puis, lors d'une relecture, jugeant la comparaison inutile, il l'a suppriméela suppression vaut d'être restituée.
NB- On l'aura facilement compris, le travail de restitution mené ici n'a rien d'une science exacte ; plusieurs passages ont été écartés parce que trop douteux, mais tous conservent une marge d'incertitude, si mince soit-elle.

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