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Oyim ed oyikPage mise à jour le 14 août 2017 vers 10h00 TUC    


Quelques remarques préalables :

Stellae...


À partir d'un certain âge, nos souvenirs sont tellement entre-croisés les uns sur les autres que la chose à laquelle on pense, le livre qu'on lit, n'a presque plus d'importance. On a mis de soi-même partout, tout est fécond, tout est dangereux, et on peut faire d'aussi précieuses découvertes que dans les Pensées de Pascal dans une réclame pour un savon.


  Marcel Proust
  Albertine disparue

À son chat qui batifolait avec une souris, Catulle a dit : « Si tu l'as, tue-la ! » mais il capitula et se tut là.


  Les Inaboutis
A veces combate despiadado,
A veces baile,
A veces… nada.
  Lhassa
  La frontera
Avec le grand pinceau du temps
Et la palette de mon désespoir
Avec la toile que me tend
Le grand absent des reposoirs
Je peins ma vie comme je peux
Je peins ma vie comme elle vient
Excusez-moi du peu Je peins !

  Claude Lemesle
  Et moi, je peins ma vie
  (par Serge Reggiani)
Ce soir, tout est beau dans Paris.
Seul et veillant comme un prophète,
mon Cœur éclate de tendresse
et les Marronniers ont fleuri.
  Jehan-Rictus
  Conseils
  dans Le Cœur populaire

C'est pourtant en évitant la familiarité que nous savons être fiers sans orgueil et respectueux avec noblesse.

  Jan Potocki
  Le Manuscrit trouvé
    à Saragosse

C'est si bon de se dire Que je suis donc bête ! – C'est l'espoir de l'être un peu moins, qui se lève, et la vie est pleine de surprises. Voilà une jouissance que les gens totalement intelligents ne connaissent pas.


  Christiane Rochefort
  C'est bizarre l'écriture

Chaque individu reste une île. Une île courtoise, qui se laisse accoster mais pas envahir.

  Philippe Delerme
  Le trottoir au soleil
Comme le disait la Mistinguett
Je suis comme le Bon Dieu m'a faite
Et c'est très bien comme ça
  Pascal Sevran
  Comme le disait la Mistinguett
  (par Dalida)

Corbillard de mon sommeil, isolé, maison de berger de ma niaiserie, le véhicule vire sur le gazon de la grande route effacée ; et dans un défaut en haut de la glace de droite, tournoient les blêmes figures lunaires, feuilles, seins.


  Arthur Rimbaud
  Illuminations

Dans les personnes que nous aimons, il y a, immanent à elles, un certain rêve que nous ne savons pas toujours discerner mais que nous poursuivons. [...] Du reste, justement à cause de cet individuel auquel on s'acharne, les amours pour les personnes sont déjà un peu des aberrations.


  Marcel Proust
  Le Temps retrouvé

De sorte que, du faux jugement de l'intelligence, laquelle n'entre en jeu que quand on cesse de s'intéresser, sortiront définis des caractères stables de jeunes filles, lesquels ne nous apprendront pas plus que les surprenants visages apparus chaque jour quand, dans la vitesse étourdissante de notre attente, nos amies se présentaient tous les jours, toutes les semaines, trop différentes pour nous permettre, la course ne s'arrêtant pas, de classer, de donner des rangs.


  Marcel Proust
  La Prisonnière

¡El pueblo unido jamás será vencido!

  Sergio Ortega
(à propos d'Odette de Crécy, devenue Mme Swann puis de Forcheville, pour finir comme dernière maîtresse du prince de Guermantes)

Elle était médiocre dans ce rôle comme dans tous les autres. Non pas que la vie ne lui en eût souvent donné de beaux, mais elle ne savait pas les jouer.


  Marcel Proust
  Le Temps retrouvé
Estava la mar en kalma,
la luna estava kresida.
Moro ke en tal sinyo nase
no deve dezir mentira.

  Anonyme du XVème s.
  Abenamar
Et c'est devant moi qu'on apporte
Enchaînés, implorants, mutilés et saigneux
Vos pareils, tous vos pareils, beaux messieurs !
  André Mauprey
  La Fiancée du Pirate
  d'après Bertolt Brecht
Fils de pécore et de minus, (bis)
Ris pas de la pauvre Vénus, (bis)
La pauvre vieille casserole,
Parole, parole,
La pauvre vieille casserole.

  Georges Brassens
  La Complainte des filles de joie

Freux, mon frère

  Les Inaboutis

Il apprit qu'il ne suffisait pas de vouloir faire le bien et qu'il fallait encore savoir le faire.

  Jan Potocki
  Le Manuscrit trouvé
    à Saragosse
(à propos d'un contrôleur d'omnibus pour lequel le baron de Charlus néglige les appels de la princesse de Guermantes)

Il est commun que des êtres laids aux yeux de presque tout le monde excitent des amours inexplicables.


  Marcel Proust
  (passage retiré de Sodome
     et Gomorrhe II
 )
Il faut vivre partout, dans la boue et le rêve
En aimant à la fois et le rêve et la boue [...]
Je veux la chair joyeuse et qui lit tous les livres
Du poète au polar, de la Bible à Vermot [...]
Jamais ce qui éteint, jamais ce qui dégoûte
Toujours, toujours, toujours, ce qui fait avancer
Il faut boire ses jours, un à un, goutte à goutte
Et ne trouver de l'or que pour le dépenser.

  Claude Lemesle
  Il faut vivre
  (par Serge Reggiani)

Il y avait une fois, dans Bagdad, un Calife et son Vizir... Un jour, le Vizir arriva devant le Calife, pâle et tremblant : « Pardonne mon épouvante, Lumière des Croyants, mais devant le palais, une femme m'a heurté dans la foule. Je me suis retourné, et cette femme au teint pâle, aux cheveux sombres, à la gorge voilée par une écharpe rouge était la Mort. Et en me voyant, elle a fait un geste vers moi. [...] Puisque la Mort me cherche ici, Seigneur, permets-moi de fuir me cacher loin d'ici, à Samarcande. En me hâtant, j'y serai avant ce soir ». Sur quoi, il s'éloigna au grand galop de son cheval, et disparut dans un nuage de poussière vers Samarcande. Le Calife sortit alors de son palais, et lui aussi rencontra la Mort : « Pourquoi avoir effrayé mon Vizir qui est jeune et bien portant ? » demanda-t-il. Et la Mort répondit : « Je n'ai pas voulu l'effrayer, mais en le voyant dans Bagdad, j'ai eu un geste de surprise, car je l'attends ce soir, à Samarcande. ».

On pourra trouver une version plus complète de ce récit dans la traduction d'un texte du poète persan Farid ud-Dîn Attar, qui peut être téléchargée (sous forme d'un fichier .pdf) en cherchant Ce soir à Samarkand dans cette page du site Metafora.ch


  Jacques Deval
  Ce soir à Samarcande

It's one of life's tragedies that huge effort doesn't equal huge success.

  Elmar Vogt
  (commentaire posté sur son blog)

J'ai déchiré mes illusions aux ronces du temps.

  Les Inaboutis
Je ne distingue plus
Jésus-Christ de Bacchus,
La Vierge de Vénus,
 
 
 
 
 
 
Le jour de la nuit, l'une
De l'autre blonde et brune,
Et mon cul de la lune !
  Raoul Ponchon
    publié dans
  La République des Lettres

La liberté d'aimer ou de haïr Dieu est l'ultime don de Dieu, que nul ne peut enlever à l'homme.

  Cheikh Hamidou Kane
  L'Aventure ambiguë
Là-dessus le temps est passé
Quand j'avais le dos tourné
  Claude Lemesle
  L'Italien
  (par Serge Reggiani)
Laisse donc les ans s'épuiser.
Que de larmes pour un baiser !
Que d'épines pour une rose !
 
 
 
 
 
 
Le temps qui s'écoule fait bien,
Et mourir ne doit être rien,
Puisque vivre est si peu de chose.
  François Coppée
    publié dans
  La République des Lettres

L'argentier, encore plus ému que tous les autres, lui baisait avec respect
le bord tout effrangé de sa cuculle.

  Alphonse Daudet
  L'élixir du Révérend Père Gaucher
La route est noire
À perte de vue,
 
 
 
 
Je fais trois pas…
La route n'est plus.
  Lhassa
  La Marée haure

Le soleil avait soufflé sa chandelle, la nuit serait longue.

  Émile Zola
  L'Assommoir - ch.XII

Le spectacle des foules du dimanche est bien fait pour troubler et même anéantir à jamais tout disposition humanitaire.

  Nicole Vedrès
  Suite parisienne  « Deux partout »

Le temps d'apprendre à vivre, il est déjà trop tard.

  Louis Aragon
  La Diane française

Le toit de nos pères, privé de la présence de ses maîtres, l'était aussi d'une partie de ses tuiles si bien qu'il pleuvait dans les chambres autant que dans la cour, avec la différence que le pavé de la cour séchait très promptement, au lieu que l'eau avait fait dans les chambres des mares qui ne séchaient jamais. [...] Cependant son premier soin fut de placer à sec le lit de son épouse [...] Mon père s'établit de l'autre côté du salon sur des tables jointes par des planches et, de son lit à celui de ma mère, on pratiqua une jetée fortifiée [...] Cet ouvrage fut achevé le jour même de notre arrivée au château, et je suis venu au monde neuf mois après, jour pour jour.


  Jan Potocki
  Le Manuscrit trouvé
      à Saragosse

Les vrais paradis sont les paradis qu'on a perdus.

  Marcel Proust
  Le Temps retrouvé

Leur programme était pas le mien, il était plein de réponses à des questions que je ne me posais pas.

  Christiane Rochefort
  Printemps au parking
Life is like a tree, so let it grow.
  Smooth
Life's but a walking shadow, a poor player
That struts and frets his hour upon the stage
And then is heard no more: it is a tale
Told by an idiot, full of sound and fury,
Signifying nothing.

La vie n'est qu'une ombre qui passe, un pauvre acteur
Qui parade et ronge son heure sur les planches
Et puis n'est plus que silence ; c'est un conte
Dit par un idiot, plein de bruit et de fureur,
Et qui ne veut rien dire.

  William Shakespeare
  Macbeth (acte V, scène 5)
Longtemps, je me suis couché de bonne heure.
[…/…]
tant de jours sont venus se placer - dans le Temps.
  Marcel Proust
  À la Recherche du Temps perdu
Ma liberté, longtemps je t'ai gardée,
Comme une perle rare,
Ma liberté, c'est toi qui m'as aidé
à larguer les amarres.

  Georges Moustaki
  Ma liberté
Mais avant de fermer la porte,
Qu'on me laisse le temps d'en rire
Le temps d'essayer d'en sourire…

  Anne Vanderlove
  Ballade en novembre
Mais lui il s'en fout bien,
Mais lui il dort tranquille
 
 
 
 
 
 
Il n'a besoin de rien
Il a trouvé son île.
  Michel Jouveaux
  Il pleut sur Bruxelles
  (par Dalida)
Mais moi, sous chaque jour courbant plus bas ma tête,
Je passe, et, refroidi sous ce soleil joyeux,
Je m'en irai bientôt, au milieu de la fête,
Sans que rien manque au monde immense et radieux !

  Victor Hugo
  Soleils couchants
  dans  Les Feuilles d'automne
Mais si tes fesses sont au caca,
Tu auras des idées merdeuses.
  Jehan-Rictus
  Conseils
  dans Le Cœur populaire
Manquant à la pudeur la plus élémentaire,
Dois-je, pour les besoins de la cause publicitaire,
Divulguer avec qui, et dans quelle position
Je plonge dans le stupre et la fornication ?

  Georges Brassens
  Les Trompettes de la renommée
Nous, on est les pauvres petits fan-fans,
les petits flaupés, les petits fourbus,
les petits fou-fous, les petits fantômes,
qui z'ont soupé du méquier de môme,
qui n'en reviennent pas… et reviendront plus.
  Jehan-Rictus
  Farandole des pauv's
        'tits fan-fans morts
  dans Le Cœur populaire
On a passé la nuit à refaire le monde,
Et la nuit passée, rien n'avait changé.
  Patxi Garat
  Refaire le monde
On se croit mèche, on n'est que suif.

  Jacques Brel
  Voir un ami pleurer
Pour la guerre, elle n'est pas prête
Pour le pouvoir, n'est pas douée.
  Danielle Messia
  De la main gauche
– Puis-je caresser l'espoir d'obtenir un jour une réponse ?
– Caresse, mon ami, caresse.
  Les Inaboutis
Quand la porte s'ouvrit,
  - mais où avais-je la tête ?
  Les Inaboutis
Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ; [...]
Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement [...]

  Charles Baudelaire
  Les Fleurs du mal

Quand on a des Habitudes on n'a pas des Idées.

  Christiane Rochefort
  Printemps au parking
Quand… quand mon arbre n'aura plus l'air
D'un arbre, de rien, plus que l'air d'un air,
J'écrirai ma chanson d'hiver.
  Alain Féral
  Quand mon arbre
  (par Les Enfants terribles)
Que la vie serait belle en toutes circonstances
Si vous n'aviez tiré du néant ces jobards,
Preuve peut-être bien de votre inexistence :
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part.

  Georges Brassens
  Les gens qui sont nés quelque part

Qu'est-ce qui s'efface de l'univers quand périt un individu ? Je n'hésiterai pas à dire que, s'agissant de ces problèmes, j'aurai traversé l'existence dans un état d'incompréhension effarée.

  Jean Rostand
  Ce que je crois
  cité par Nicole Vedrès

Que voulez-vous, je m'entête affreusement à adorer la liberté libre et... un tas de choses que « ça fait pitié », n'est-ce pas ?

  Arthur Rimbaud
  Correspondance

Reculer cet inconnaissable qu'est pour nous, quand nous cherchons effectivement à nous la représenter, la vie réelle d'une autre personne.

  Marcel Proust
  La Prisonnière
Si c'est peu, si c'est rien
Qu'ils décident eux-mêmes
Je n'espère plus rien
Mais je m'en vais sereine (bis)
 
 
 
 
 
 
Sur un long voilier noir
La mort pour équipage
Demain, c'est l'au revoir
Je quitte vos rivages (bis).
  Barbara
  À mourir pour mourir
Suceurs de brûle-gueule ou baiseurs du cigare.
  Arthur Rimbaud
  Vieux Coppées
Sur un fil blanc traîne un clown blanc…
Mais on l'a peut-être oublié,
Sur un fil bleu passe une femme bleue,
Qui vient peut-être le chercher…
  Alain Féral
  Sur un fil blanc
  (par Les Enfants terribles)
There is nowhere to stop
Anywhere on this road.
  Lhassa
  Anywhere on this road

3 x 3 = 4,5

___c'est une demi-vérité.

  Philippe Geluck
  Le Chat


... et screae


Le narrateur vient de recevoir un témoignage le persuadant qu'Albertine (sa quasi-fiancée, qui vient de trouver la mort dans un accident) était lesbienne ; ainsi, ce qu'elle lui avait toujours dissimulé...
c'était sur son humanité la plus profonde, sur ce qu'elle n'appartenait pas à l'humanité commune, mais à une race étrange qui s'y mêle, s'y cache et ne s'y fond jamais.

  Marcel Proust
  Albertine disparue
(le narrateur regarde Albertine, endormie dans sa chambre)
Elle s'était réfugiée, enclose, résumée dans son corps. En la tenant sous mon regard, dans mes mains, j'avais cette impression de la posséder tout entière que je n'avais pas quand elle était réveillée. Sa vie m'était soumise [...]

  Marcel Proust
  La Prisonnière
(le narrateur, à propos d'une jeune fille croisée à Venise, qu'il songe à faire venir à Paris avec lui)
La beauté de ses dix-sept ans était si noble, si radieuse, que c'était un vrai Titien à acquérir avant de s'en aller.

  Marcel Proust
  Albertine disparue

Le mal qui menace notre société, ce n'est pas le terrorisme mais le libéralisme. [...] Le mariage contre-nature est l'apothéose du nouveau droit car il légalise un mode de vie stérile pour la société. Il ne s'agit pas de tendre à un bien commun mais de servir l'individu jusque dans ses ultimes turpitudes.


  Thierry Gaudray,
  de Croix (59), in
  Le Carillon du Nord
Mais je ne sache pas que ça profite à ces drôles
De jouer le jeu de l'amour en inversant les rôles,
Que ça confère à leur gloire une once de plus-value.
Le crime pédérastique aujourd'hui ne paie plus.

  Georges Brassens
  Les Trompettes de la renommée
Trois extraits de ses réponses :
  • The radical feminism which has assaulted the Church and society since the 1960s has left men very marginalized.
  • The introduction of girl servers also led many boys to abandon altar service.
  • There was a period of time when men who were feminized and confused about their own sexual identity had entered the priesthood; sadly some of these disordered men sexually abused minors.
Un autre extrait, tiré d'une des questions de l'intervieweur :
  • Men think that the Mass is feminized and they don't really understand the powerful manliness of the Mass.
Et (en faisant preuve d'une mauvaise foi certaine), deux phrases du cardinal qui, tirées de leur contexte, peuvent sembler audacieuses en pareil lieu :
  • I'd advise priests to give special attention to men.
  • Young boys don't want to do things with girls. It's just natural.

  Raymond Burke
  entretien du 5 janvier 2015
  avec
Matthew J. Christoff, du
  New Emangelization (*)Project
 
 
  (*) Mot-valise créé à partir de
  Evangelization et Man.
 
      L'ensemble de cet entretien
  peut être trouvé à cette adresse.

 
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